Voltaire, lettres philosophiques
“La nation anglaise est la seule de la terre qui soit parvenue à régler le pouvoir des rois en leur résistant, et qui, d’efforts, en efforts, ait enfin établi ce gouvernement sage où le Prince, tout-puissant pour faire du bien, a les mains liées pour faire le mal, où les seigneurs sont grands sans insolence et sans vassaux, et où le peuple partage le gouvernement sans confusion.”
Huitième lettre, Sur le Parlement
‘Le commerce, qui a enrichi les citoyens en Angleterre, a contribué à les rendre libres, et cette liberté a étendu le commerce à son tour; de là s’est formée la grandeur de l’État. (…) Je ne sais pourtant qui est le plus utile à un État, ou un seigneur bien poudré qui sait précisément à quelle heure le Roi se lève, à quelle heure il se couche, et qui se donne des airs de grandeur en jouant le rôle d’esclave dans l’antichambre d’un ministre, ou un négociant qui enrichit son pays, donne de son cabinet des ordres à Surate ou au Caire, et contribue au bonheur du monde.”
Dixième lettre, Sur le Commerce
Rabelais : “On le regarde comme le premier des bouffons; on est fâché qu’un homme qui avait tant d’esprit en ait fait un si misérable usage; c’est un philosophe ivre, qui n’a écrit que dans le temps de son ivresse.”
Vingt-deuxième lettre, Sur M. Pope et quelques autres poètes fameux.
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