Le big bazar

Khadafi à Paris, oh oui !

Posted in Philosophie bazar, Politique bazar by Sarrdanapale on décembre 12, 2007

Si j’avais à soutenir le droit que Kadhafi a de nous rendre visite, voici ce que je dirais:

La France n’arrivant pas à faire des affaires avec l’Algérie, il faut bien trouver un pays que l’on a pas colonisé.
Le rafale serait trop cher si il n’y avait que des démocraties pour l’acheter.
Celui dont il s’agit est arabe depuis les pieds jusqu’à la tête ; et il a une tente si belle qu’il est impossible de penser qu’il puisse être mauvais.
On peut se mettre dans l’esprit que Sarkozy, qui est un être très sage, ne négocie avec une personne, surtout un chef d’Etat, que si cette personne est honnête.
Il est si naturel de penser que c’est les droits de l’homme qui constitue l’essence de l’humanité, que Nicolas Sarkozy, qui fait les gouvernements, a mis une femme jeune, belle, noire et intelligente pour défendre cette cause.
On ne peut juger de la moralité de quelqu’un que par la couleur de son argent qui, chez Khadafi, est particulièrement belle.
Une preuve que les anti Khadafi n’ont pas le sens commun, c’est qu’ils font plus de cas des violations des droits de l’homme que des contrats commerciaux, qui, chez les nations policées, sont d’une si grande conséquence.
Il est impossible que nous supposions que Khadafi soit malhonnête ; parce que, si nous le supposions malhonnête, on commencerait à croire que nous ne sommes pas nous-mêmes honnêtes.
De petits esprits exagèrent trop l’injustice que l’on fait au peuple libyen. Car, si elle était telle qu’ils le disent, ne serait-il pas venu dans la tête des dirigeants de l’ONU, qui font entre eux tant de conventions inutiles, d’en faire une générale en faveur de ce peuple opprimé ?

Tagged with: ,

La nouvelle Citroën, Roland Barthes

Posted in Philosophie bazar by Sarrdanapale on novembre 21, 2007

« Je crois que l’automobile est aujourd’hui l’équivalent assez exact des grandes cathédrales gothiques : je veux dire dans une grande création d’époque, conçue passionnément par des artistes inconnus, consommée dans son image, sinon dans son usage, par un peuple entier qui s’approprie en elle un objet parfaitement magique.(..) La « Déesse » a tous les caractères (du moins le public commence-t-il par les lui prêter unanimement) d’un de ces objets descendus d’un autre univers, qui ont alimenté la néomanie du XVIIIième et celle de notre science-fiction : la Déesse est d’abord un nouveau Nautilus. (…) L’objet est ici totalement prostitué, approprié : partie du ciel de Métropolis, la Déesse est en un quart d’heure médiatique, accomplissant dans cet exorcisme, le mouvement même de la promotion petite-bourgeoise. »

La nouvelle Citroën, in Mythologies

Roland Barthes

Tagged with: , , ,

Voltaire, lettres philosophiques

Posted in Philosophie bazar by Sarrdanapale on novembre 21, 2007

« La nation anglaise est la seule de la terre qui soit parvenue à régler le pouvoir des rois en leur résistant, et qui, d’efforts, en efforts, ait enfin établi ce gouvernement sage où le Prince, tout-puissant pour faire du bien, a les mains liées pour faire le mal, où les seigneurs sont grands sans insolence et sans vassaux, et où le peuple partage le gouvernement sans confusion. »

        Huitième lettre, Sur le Parlement

‘Le commerce, qui a enrichi les citoyens en Angleterre, a contribué à les rendre libres, et cette liberté a étendu le commerce à son tour; de là s’est formée la grandeur de l’État. (…) Je ne sais pourtant qui est le plus utile à un État, ou un seigneur bien poudré qui sait précisément à quelle heure le Roi se lève, à quelle heure il se couche, et qui se donne des airs de grandeur en jouant le rôle d’esclave dans l’antichambre d’un ministre, ou un négociant qui enrichit son pays, donne de son cabinet des ordres à Surate ou au Caire, et contribue au bonheur du monde. »

Dixième lettre, Sur le Commerce

Rabelais : « On le regarde comme le premier des bouffons; on est fâché qu’un homme qui avait tant d’esprit en ait fait un si misérable usage; c’est un philosophe ivre, qui n’a écrit que dans le temps de son ivresse. »

Vingt-deuxième lettre, Sur M. Pope et quelques autres poètes fameux.