Le big bazar

Tambours dans la nuit – Bertolt Brecht

Posted in Littérature bazar by Sarrdanapale on mai 12, 2008

Je viens de terminer Tambours dans la nuit.

Murke : Il a un oeuf dans la tête

Kragler : Qu’il sorte !

Et le kangourou saoul pleure.

Baal – Bertolt Brecht

Posted in Littérature bazar by Sarrdanapale on mai 4, 2008

Je viens de terminer Baal. Il y a des auteurs si célèbres qu’on oublie parfois de les lire. Bertolt Brecht est de cela (malgré Antigone, ballon d’essai.)

Tout le monde est d’accord sur un point : il ne faut jamais être le dernier amant d’une femme, quand elle est devenue une Madame Arnoux, vieille et décatie, il n’y a que la déception.

« Mais l’amour c’est comme une noix de coco, qui est bonne tant qu’elle est fraîche, et qu’il faut cracher quand le jus a été sucé et qu’il reste la pulpe, laquelle a un goût amer. »

Après les avis divergent : Vaut-il mieux qu’elle soit vierge ou attendre d’être le dixième amant pour en profiter à son apogée ?

Pour un œuvre littéraire, c’est un peu pareil. Vaut-il mieux prendre le risque des premières pages maladroites, de ces coups de langue qui ne savent pas où ils vont ou bien commencer directement par l’œuvre principale, celle dont on est sûr qu’elle aboutira à l’orgasme ?

Mais opter pour la deuxième solution, c’est aussi prendre le risque de passer à côté des premiers soupirs de plaisir, ceux par qui – et c’est Racine qui l’affirme – Narcisse, c’en est fait, Néron est amoureux !

Ayant le théâtre complet sous la main, mon choix est fait, commençons par Baal.

Baal, personnage éminemment sympathique, à mi-chemin entre Rimbaud et Pete Doherty en passant par François Villon. Le poète tombeur-alcoolique-maudit , personnage aujourd’hui lassant à force d’être rabâché mais qui gardait encore tout son attrait à l’époque.

Vive la bestialité

Vive l’homosexualité latente

Vive les partouzes avec des sœurs orphelines

« Baal (il titube) : Je veux être un éléphant qui pisse dans le cirque quand tout n’est pas beau… »

La nuit juste avant les forêts – Bernard-Marie Koltès

Posted in Littérature bazar by Sarrdanapale on mai 1, 2008

Je viens de terminer La nuit juste avant les forêts, une longue phrase ininterrompue. Mon deuxième Koltès et déjà, un peu plus de plaisir, on accroche à l’histoire, on revient de temps en temps vers une ou deux pages incomprises.

Le troisième sera le bon.

« comment avoir une idée sur quelqu’un sans avoir baisé avec elle ? cent mille ans avec elle sans baiser, et tu en sais toujours rien, que les grandes phrases qui te rendent dingue, qu’est-ce que tu connais d’elle avec les grandes phrases, si tu ne sais pas comment elle est avant,, si tu ne sais pas comment elle bouge, comment elle respire, si elle parle et fait des histoires, ou si, au contraire tu lui plais vraiment bien, et qu’elle ne dit rien, se retient, garde tout en secret pour toi et pour elle, qu’est-ce qu’on connait de quelqu’un si on ne sait pas comment elle respire après avoir baisé, »

Dans la solitude des champs de coton

Posted in Littérature bazar by Sarrdanapale on avril 26, 2008

Je viens de terminer Dans la solitude des champs de coton.
Titre merveilleux.

Mon premier Koltès.

“Si par hypothèse je vous disais que ce qui me retient ici était l’incertitude où je suis de vos desseins, et l’intérêt que j’y prends ? Dans l’étrangeté de l’heure et l’étrangeté du lieu et l’étrangeté de votre avance vers moi je me serais avancé vers vous, mû de ce mouvement conservé en toute chose de manière indélébile tant qu’un mouvement contraire ne lui est imprimé. Si c’était par inertie que je me suis approché de vous ?”

L’extrait résume mon sentiment
L’attention s’égare souvent, revient parfois.
Dealer ou Client, une ou deux jolies phrases ne suffisent pas.

Purifiés – Sarah Kane

Posted in Littérature bazar by Sarrdanapale on avril 25, 2008

Je viens de terminer Purifiés.

Aime beaucoup Sarah Kane, mais là,

l’incompréhension

Le soleil brille de plus en plus, les rats couinent de plus en plus fort et la lumière devient aveuglante, et le bruit devient assourdissant.

Noir

Il faudra relire pour vraiment comprendre.

A bientôt Grace/Graham/Tinker

Graham : Jure-le.

Tinker : Oui.

Grace : Sur ma vie.

Moi : Oui, je le jure sur la vie de Grace.

Histoire de l’oeil – Georges Bataille

Posted in Littérature bazar by Sarrdanapale on avril 24, 2008

Je viens de terminer l’Histoire de l’oeil de Georges Bataille. Une agréable surprise. Du cul, des viols, un jeu avec des oeufs, des couilles de taureau et pourtant, le sentiment -prenant- qu’il y a quelque chose
Un peu plus
Comme si
peut-être
Marcelle, pendue -comme Antigone !- ne pouvait que mourir
Elle était trop belle
Bien fait

PS : et après avoir vu quelques jours plus tôt une lecture théâtrale des 120 journées de Sodome, tout est mièvre….

… avec des forts relents de foutre, toutefois

Antigone – Bertolt Brecht

Posted in Littérature bazar by Sarrdanapale on avril 23, 2008

Je viens de terminer Antigone de Bertolt Brecht.
« L’acte de copier est méprisé ; il faut se libérer de ce mépris. Copier n’est pas « plus facile ». Ce n’est pas une honte mais un art. Plus précisément : il faut en faire un art pour que ne se produisent ni routine ni sclérose. »

La guerre est finie Créon. C’est trop tard.